Trois jours de retard pour publier mon post! Je m’en mords les doigts… En plus c’est moi qui ai proposé le calendrier des différents posts pour les semaines à venir cette fois-ci… encore moins d’excuses donc. Mais au moins ça me permet de parler d’un de nos gros problèmes à nous les femmes actives : notre incapacité à dire non, … et son corollaire, le dilemme journalier de la « priorétisation » (un mot très laid, emprunté à l’anglais). Oui, c’est vrai je n’aime pas dire que je n’y arriverai pas, que ça fera trop, que je n’ai que 2 mains. Oui, c’est vrai que mon enthousiasme me pousse à me battre sur tous les fronts, à m’intéresser à toutes les causes. Oui, c’est vrai que je préfèrerais mourir plutôt que de dire que je suis fatiguée, que j’ai besoin de vacances. Oui, c’est vrai que je ne vais pas rechigner à rallumer mon pc le week-end entre la préparation du gigot du dimanche et la panade de fruits de la petite pour envoyer un mail à mon boss. Oui, c’est vrai que je ne parviens pas à dire non à la famille qui s’invite pour les fêtes de fin d’année dans ma maison en plein travaux. Et si par le plus grand des hasards je panique, je me dis que j’y arriverai quand même toujours :-)… Mais est-ce le propre des femmes de se mettre la barre si haut ? Est-ce la société qui nous pousse à avoir le sentiment de devoir prouver quelque chose ? Est-ce notre tempérament empathique et maternel qui nous entraîne à vouloir solutionner tous les problèmes du monde ? Quoi qu’il en soit dans le business, ces attitudes propres aux femmes ont aussi leurs conséquences. Récemment dans une réunion de business women, lors tour de table, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que les femmes cumulaient souvent plusieurs fonctions. Pourquoi ? N’ont-elles pas SU dire non, une fois devant le challenge ? N’ont-elles pas PU dire non, craignant de passer au statut « hors concours » ? Pour évoluer, je suis convaincue qu’il faut répondre à ces questions. Devons-nous chercher la clé de nos problèmes chez les hommes qui voient en nous des machines à absorber les tâches à un moindre coût ? Dans ce cas, faisons-nous entendre auprès de notre hiérarchie. A double fonction, exigeons double salaire :-) ! Ou bien serions-nous responsables de nos propres écueils ? Sommes-nous assez courageuses pour avouer nos limites ? Et si nous disions non, sommes-nous sûres de n’être plus considérées? Comme souvent, je pense que l’origine de nos maux est à chercher des 2 côtés. Mais je serais surtout curieuses d’avoir vos avis, à vous toutes qui me lisez et qui voyez certainement de quoi je parle :-)… Valérie Janssens
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